La FNO dit « stop aux accords de libre-échange en viande ovine »
La perspective d’un accord de libre-échange entre l’Union européenne et l’Australie met en rage la Fédération nationale ovine.
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La Fédération nationale ovine (FNO) s’inquiète vivement au sujet des rendez-vous prévus entre les représentants de l’Union européenne et de l’Australie. Prévus d’ici à la fin de février, s’ils se soldaient par la signature d’un accord de libre-échange, ce serait « un coup dur porté à l’élevage français et européen », s’insurge l’organisation professionnelle dans un communiqué publié le 5 février 2026.
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L’Australie est l’un des plus grands exportateurs de viande ovine du monde, avec des coûts de production très inférieurs à ceux du Vieux Continent et des normes sanitaires, environnementales et sociales qui ne répondent pas aux exigences imposées en Europe.
Un énième accord
« Cet accord s’ajouterait à celui récemment conclu avec l’Inde prévoyant un contingent de 3 500 tonnes de viande ovine et à ceux déjà signés avec la Nouvelle-Zélande, le Chili et l’Argentine », souligne Michèle Boudoin, présidente de la FNO.
Peu d’éléments sont connus sur la teneur des entretiens entre l’Union européenne et l’Australie qui trament dans la plus grande opacité. » Même si ces accords ne représentent que 20 000 tonnes, hypothèse basse des volumes pressentis en négociation, ils seront dévastateurs pour notre filière, proteste-t-elle. D’autant plus qu’aucun détail n’est donné sur la catégorie des morceaux concernés. S’il s’agit de moutons avec un manque de tendreté et un goût prononcé, cela risque de rebuter le consommateur non habitué. »
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